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En tant que maman,
Anne a vécu le post-partum comme un véritable défi : des journées sans fin, entre l’arrivée de bébé, la fatigue et la charge mentale. Elle a créé YuMum pour offrir à chaque maman ce qu’elle aurait aimé avoir à ce moment-là : des repas réconfortants, nourrissants et simples, pour prendre soin d’elles-mêmes tout en s'occupant de son bébé.
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Post-partum dans le monde : pourquoi les jeunes mamans mangent chaud après l’accouchement
En France, on parle beaucoup de la grossesse, de l’accouchement, de la chambre de bébé, de la valise de maternité… mais beaucoup moins de ce qui se passe après. Pourtant, dans de nombreuses cultures, le post-partum n’est pas considéré comme un simple “retour à la normale”. C’est une période à part. Une transition. Un moment où la jeune maman doit être entourée, soutenue, nourrie et protégée. Et il y a un point qui revient souvent, d’un pays à l’autre : après l’accouchement, on privilégie les aliments chauds, les plats mijotés, les bouillons, les soupes, les épices douces, les céréales, les légumineuses, les repas simples mais nourrissants. Même dans des régions chaudes du monde. Ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas une lubie. C’est une manière de dire quelque chose de très simple : après avoir donné la vie, le corps a besoin de chaleur, de repos et de nourriture qui soutient vraiment. Le post-partum : une période reconnue dans beaucoup de cultures Dans de nombreux pays, les premières semaines après l’accouchement sont vues comme une période de récupération profonde. La jeune maman n’est pas censée reprendre immédiatement sa vie “comme avant”. Elle est souvent invitée à ralentir, à rester au chaud, à éviter les efforts, à déléguer certaines tâches et à recevoir des repas préparés par son entourage. En Chine, on parle de “zuo yue zi”, souvent traduit par “faire le mois” ou “s’asseoir le mois”. En Amérique latine, on parle de “la cuarentena”, une période d’environ quarante jours après la naissance. En Corée, il existe le “sanhujori”, une tradition centrée sur la récupération de la mère. Dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, d’Afrique ou du Moyen-Orient, on retrouve aussi des pratiques autour du repos, de la chaleur, des massages, des bouillons, des infusions et des plats nourrissants. Les coutumes changent selon les pays, les familles et les générations. Certaines pratiques traditionnelles ne sont pas toujours adaptées à la médecine actuelle et doivent être prises avec recul. Mais le fond est très intéressant : dans beaucoup de cultures, on considère qu’une mère qui vient d’accoucher doit être soutenue, et pas seulement félicitée. Ce que ces traditions ont en commun Même si les détails varient énormément d’une région à l’autre, plusieurs grands principes reviennent souvent. Le premier, c’est le repos. La jeune maman est encouragée à ralentir, à limiter les efforts et à ne pas reprendre immédiatement toutes les tâches du quotidien. Le deuxième, c’est le soutien. L’entourage joue un rôle important : préparer les repas, aider à la maison, s’occuper des aînés, soutenir l’allaitement, protéger la mère des visites trop envahissantes. Le troisième, c’est la chaleur. On retrouve souvent l’idée de garder le corps au chaud, de consommer des boissons chaudes, des soupes, des bouillons, des plats mijotés ou des aliments cuits. Le quatrième, c’est une alimentation nourrissante. Après l’accouchement, les repas ne sont pas pensés pour “faire léger”. Ils sont pensés pour soutenir le corps, l’énergie, la digestion, la récupération et parfois l’allaitement. Et rien que ça, c’est déjà un message très fort. Pourquoi mange-t-on souvent chaud après l’accouchement ? Dans beaucoup de traditions, le chaud est associé à la récupération. Après l’accouchement, le corps est vu comme vulnérable, fatigué, ouvert, en transition. Les plats chauds sont alors privilégiés parce qu’ils sont perçus comme plus réconfortants, plus digestes, plus enveloppants. D’un point de vue très concret, un repas chaud a aussi plusieurs avantages. Il donne une vraie sensation de repas. Il réchauffe. Il réconforte. Il se digère souvent plus facilement qu’une grande assiette froide, surtout quand le ventre est sensible, que le transit est ralenti ou que la fatigue est intense. Une soupe, un bouillon, un dhal, un curry doux, un riz mijoté, une crème de légumes ou une céréale chaude apportent aussi quelque chose de simple mais précieux en post-partum : la sensation d’être nourrie. Pas juste d’avoir “avalé quelque chose vite fait”. Même dans les pays chauds, le chaud reste présent C’est probablement le point le plus intéressant. On pourrait croire qu’en été, ou dans les régions chaudes, les jeunes mamans mangent surtout froid. Pourtant, dans beaucoup de cultures situées sous des climats chauds, les repas post-partum restent souvent cuits, chauds ou tièdes. En Inde, par exemple, les repas de post-partum peuvent inclure des plats épicés doux, des bouillies, des préparations à base de riz, de lentilles, de ghee ou d’épices réchauffantes selon les traditions familiales et régionales. Dans certaines cultures d’Asie du Sud-Est, on retrouve des soupes, des bouillons, du riz, du gingembre, des infusions chaudes ou des plats mijotés, même lorsqu’il fait chaud dehors. En Amérique latine, la cuarentena est souvent associée à des repas nourrissants, des bouillons, des soupes, des boissons chaudes ou des plats familiaux préparés pour soutenir la mère. Cela ne veut pas dire qu’il faut manger brûlant par 35 degrés. Cela veut plutôt dire qu’un repas post-partum n’a pas besoin d’être froid pour être adapté à l’été. Un plat chaud peut se manger tiède. Une soupe peut être douce et légère. Un repas mijoté peut être nourrissant sans être lourd. Et surtout, le corps peut avoir besoin de vraie nourriture, même quand il fait chaud. Chine : “faire le mois” et nourrir la récupération La tradition chinoise du zuo yue zi repose sur l’idée que le premier mois après l’accouchement est une période de récupération importante. Les pratiques varient beaucoup d’une famille à l’autre, mais on retrouve souvent une attention particulière portée à la chaleur, au repos et à l’alimentation. Les repas peuvent inclure des bouillons, des soupes, du gingembre, des viandes mijotées, du riz, des œufs, des préparations riches et réconfortantes. L’objectif traditionnel est de soutenir la mère après l’accouchement, de l’aider à récupérer et de lui éviter de se fatiguer avec les tâches du quotidien. Certaines anciennes règles autour de l’hygiène ou de l’interdiction de se laver ne sont plus adaptées aujourd’hui. Mais l’idée de fond reste intéressante : la mère n’est pas censée tout gérer seule. Elle est nourrie, protégée et accompagnée. Corée : le sanhujori et la soupe d’algues En Corée, le sanhujori désigne les soins apportés à la mère après l’accouchement. Une des préparations les plus connues est la soupe d’algues, appelée miyeokguk. Elle est traditionnellement consommée après la naissance, puis à chaque anniversaire en souvenir du repas de la mère après l’accouchement. Là encore, on retrouve l’idée d’un plat chaud, simple, minéral, nourrissant, associé à la récupération. Aujourd’hui, en Corée du Sud, il existe même des centres de soins post-partum où les jeunes mamans peuvent se reposer, recevoir des repas et être accompagnées dans les premiers jours avec leur bébé. Ce modèle n’est pas transposable tel quel partout, mais il dit quelque chose d’essentiel : le post-partum mérite une organisation, du soutien et une vraie attention. Amérique latine : la cuarentena, quarante jours pour récupérer Dans plusieurs pays d’Amérique latine, la cuarentena désigne une période d’environ quarante jours après l’accouchement. Cette période est traditionnellement associée au repos, à la protection de la mère, à l’aide de la famille et à certaines règles alimentaires ou corporelles. Les pratiques varient selon les régions, mais l’idée centrale est là encore que la jeune maman ne reprend pas immédiatement son quotidien habituel. Elle traverse une période de transition, entourée par les femmes de sa famille ou de son entourage. Les repas chauds, les bouillons, les infusions ou les plats familiaux nourrissants y ont souvent une place importante. Et au-delà du contenu exact de l’assiette, ce qui compte, c’est le message : on prend soin de celle qui vient de donner la vie. Inde et traditions ayurvédiques : digestion, chaleur et aliments réconfortants En Inde, les pratiques post-partum varient énormément selon les régions, les religions, les familles et les traditions. Mais dans de nombreuses approches inspirées de l’ayurveda, le post-partum est considéré comme une période où le corps a besoin de chaleur, de douceur et de digestion facile. On retrouve souvent des plats cuits, des préparations à base de riz, de lentilles, de ghee, d’épices douces comme le cumin, le fenouil, le gingembre ou l’ajwain selon les familles. L’objectif n’est pas de manger “léger” au sens restrictif. L’objectif est de manger digeste, chaud, nourrissant et adapté à un corps qui récupère. C’est une nuance importante. Maghreb, Moyen-Orient, Afrique : bouillons, épices et transmission entre femmes Dans de nombreuses familles du Maghreb, du Moyen-Orient ou de différents pays africains, le post-partum est aussi accompagné de plats transmis de génération en génération. On retrouve souvent des bouillons, des soupes, des plats mijotés, des céréales, des dattes, des épices, des infusions, des préparations chaudes et nourrissantes. Les recettes changent d’un pays à l’autre, parfois même d’une famille à l’autre. Mais elles portent souvent la même intention : redonner de la force, réchauffer, soutenir la digestion, accompagner l’allaitement, offrir à la mère un moment de soin. Ce sont des traditions alimentaires, mais aussi des traditions de présence. Quelqu’un cuisine. Quelqu’un apporte. Quelqu’un pense à la mère. Et c’est peut-être ça, le plus important. Ce que notre vision moderne du post-partum a parfois oublié Dans beaucoup de sociétés occidentales modernes, le post-partum est devenu très court dans les représentations. On parle du retour à la maison, puis très vite du retour au corps d’avant, du retour au travail, du retour au couple, du retour à la vie normale. Mais le corps, lui, ne revient pas “comme avant” en quelques jours. Il récupère. Il cicatrise. Il s’adapte. Il manque de sommeil. Il peut allaiter. Il peut saigner. Il peut avoir faim. Il peut être douloureux. Il peut être bouleversé. Et pourtant, beaucoup de jeunes mamans se retrouvent à devoir penser aux repas, aux courses, à la maison, aux aînés, aux rendez-vous, aux messages, aux visites. C’est là que les traditions du monde entier nous rappellent quelque chose de très simple : une jeune maman ne devrait pas être laissée seule avec sa fatigue. Manger chaud en post-partum : ce que ça peut changer Manger chaud en post-partum ne règle pas tout. Ce n’est pas une solution magique. Ce n’est pas une obligation non plus. Mais c’est un levier très concret. Un repas chaud peut aider à se sentir plus réconfortée. Il peut soutenir une digestion plus douce. Il peut donner une vraie sensation de satiété. Il peut éviter de survivre uniquement avec du café, des biscuits, des restes froids ou des snacks improvisés. Il peut aussi devenir un repère dans une journée complètement imprévisible. Un bol de soupe. Un dhal. Un curry doux. Un risotto. Un bouillon. Un plat de lentilles. Une crème de légumes. Un porridge. Un plat mijoté. Ce n’est pas seulement “manger”. C’est recevoir du soin. Et en été, on fait comment ? En été, l’erreur serait de croire que post-partum doit forcément rimer avec salades froides, crudités, gaspacho et repas ultra légers. Bien sûr, tu peux manger frais si tu en as envie. Mais ton corps peut aussi avoir besoin de repas plus denses, plus réguliers, plus nourrissants. La bonne approche, c’est d’adapter sans appauvrir. Tu peux manger un plat chaud plutôt tiède. Tu peux choisir une soupe douce et légère. Tu peux miser sur des légumes d’été cuits. Tu peux ajouter des protéines, des féculents, des bons gras. Tu peux boire une infusion tiède plutôt qu’une boisson glacée si ton ventre est sensible. L’été ne supprime pas les besoins du post-partum. Ton corps a toujours besoin d’énergie, de protéines, de minéraux, d’hydratation, de récupération et de douceur. Ce qu’on peut retenir des traditions post-partum dans le monde On n’a pas besoin de copier toutes les traditions à la lettre. Certaines pratiques doivent être adaptées à la médecine actuelle, à la sécurité, à l’hygiène, à ton mode de vie et à tes besoins. Mais on peut garder l’essentiel. Dans beaucoup de cultures, le post-partum est une période protégée. La mère est nourrie. Elle est entourée. On lui prépare des plats chauds. On allège sa charge. On reconnaît que son corps a traversé quelque chose d’immense. Et si on ramenait un peu de ça dans nos vies modernes ? Pas forcément avec un protocole strict. Pas forcément avec quarante jours enfermée. Mais avec des repas prêts, des plats nourrissants, du soutien concret, moins de pression et plus de soin. Parce qu’après l’accouchement, une jeune maman n’a pas seulement besoin qu’on lui dise “félicitations”. Elle a besoin qu’on pense à elle. À retenir Dans de nombreuses cultures, le post-partum est considéré comme une période de récupération à part entière. Les traditions varient, mais elles ont souvent un point commun : la jeune maman est entourée, mise au repos et nourrie avec des plats chauds, simples et réconfortants. Même dans les régions chaudes, les repas post-partum sont souvent cuits, tièdes, mijotés ou servis sous forme de soupes et bouillons. Ce n’est pas une injonction. C’est une invitation à regarder le post-partum autrement. Comme une période où le corps mérite de la chaleur, de la nourriture qui soutient vraiment, et surtout beaucoup moins de charge mentale.
Apprendre encore plusProtéines : pourquoi elles sont essentielles dans la vie d’une femme
Quand on parle de protéines, on pense souvent musculation, shaker ou prise de muscle. Pourtant, les protéines ne concernent pas seulement les sportifs. Elles sont essentielles dans la vie d’une femme : pour l’énergie, la satiété, la récupération, la masse musculaire, l’immunité, les cheveux, la peau, les ongles, mais aussi l’équilibre global du corps. Et à certaines périodes, elles deviennent encore plus importantes. Cycle menstruel, grossesse, post-partum, allaitement, reprise du sport, fatigue intense, ménopause… Le corps d’une femme traverse de nombreuses phases, et chacune demande des ressources. Dans cet article, on va voir à quoi servent les protéines, comment savoir si tu en manges assez, où les trouver, et surtout comment les intégrer facilement dans tes journées sans tout peser ni te compliquer la vie. Les protéines, à quoi ça sert vraiment ? Les protéines sont composées d’acides aminés. On peut les voir comme des briques indispensables au bon fonctionnement du corps. Elles participent à la construction et à la réparation des tissus. Elles aident à maintenir la masse musculaire, soutiennent l’immunité, interviennent dans la fabrication de certaines hormones, enzymes et neurotransmetteurs, et jouent un rôle important dans la satiété. Autrement dit, les protéines ne servent pas uniquement à “faire du muscle”. Elles aident ton corps à fonctionner, à récupérer, à tenir dans la durée et à mieux gérer les variations d’énergie au cours de la journée. C’est aussi pour ça qu’un repas trop pauvre en protéines peut te laisser avec cette impression de ne jamais être vraiment rassasiée, même si tu as mangé. Pourquoi les femmes devraient faire plus attention aux protéines ? Beaucoup de femmes ont tendance à manger “léger”, “rapide” ou “sain”, mais pas forcément assez nourrissant. Un petit-déjeuner sucré, une salade à midi, une soupe le soir… sur le papier, ça peut sembler équilibré. Mais si ces repas manquent de protéines, ils risquent de ne pas vraiment te caler. Résultat : tu as faim rapidement après le repas, tu grignotes dans l’après-midi, tu as envie de sucre, tu ressens des coups de mou, ou tu as l’impression de manquer de tonus. Ce n’est pas un problème de volonté. C’est souvent un problème de construction des repas. Les protéines permettent de rendre une assiette plus rassasiante. Elles aident à stabiliser l’énergie, à limiter les fringales et à soutenir le corps dans les périodes de fatigue, de récupération ou de changement hormonal. Les signes que tu ne manges peut-être pas assez de protéines Il n’est pas toujours évident de savoir si l’on mange assez de protéines. Et bien sûr, les signes peuvent avoir plusieurs causes. Mais certains indices peuvent mettre sur la piste. Si tu as faim très vite après les repas, si tu as des fringales fréquentes, si tu ressens des coups de barre importants, si tu as souvent envie de sucre, ou si tu as l’impression de manger sans être vraiment calée, tes repas manquent peut-être de protéines. Cela peut aussi se traduire par une récupération difficile après l’effort, une sensation de fatigue persistante, une perte de tonicité, ou des repas très centrés sur les féculents, le pain, les fruits, les biscuits ou les produits sucrés. Le signe le plus parlant reste souvent celui-ci : tu manges, mais ton corps ne semble pas vraiment nourri. Protéines et énergie : pourquoi elles aident à éviter les coups de mou Les protéines ne donnent pas un “boost” immédiat comme le sucre ou le café. Leur intérêt est différent : elles aident à stabiliser l’énergie. Quand un repas est composé essentiellement de glucides rapides, tu peux avoir une montée d’énergie, puis une chute. C’est souvent ce qui donne envie de reprendre un café, un biscuit ou un carré de chocolat une heure plus tard. Quand tu ajoutes une vraie source de protéines, le repas devient plus complet et plus rassasiant. L’énergie est plus stable. Tu tiens mieux jusqu’au repas suivant. Tu as moins cette sensation d’urgence alimentaire. C’est particulièrement utile dans les journées intenses, quand tu enchaînes travail, enfants, sport, charge mentale, manque de sommeil ou post-partum. Protéines et cycle féminin : un soutien au quotidien Le cycle menstruel influence souvent l’appétit, l’énergie, les envies alimentaires et la fatigue. En phase prémenstruelle, beaucoup de femmes ressentent davantage de fringales, une envie de sucre plus marquée ou une sensation de faim plus difficile à gérer. Ce n’est pas “dans la tête”. Le corps traverse des variations hormonales qui peuvent influencer les besoins et les ressentis. À ce moment-là, les protéines peuvent vraiment aider. Un petit-déjeuner plus protéiné, une collation plus rassasiante ou un dîner plus complet peuvent réduire les envies de grignotage et aider à mieux vivre les variations d’énergie. Il ne s’agit pas de contrôler son alimentation au millimètre. Il s’agit plutôt d’apporter au corps ce dont il a besoin pour éviter de subir les montagnes russes. Protéines pendant la grossesse : pourquoi elles sont importantes Pendant la grossesse, le corps travaille énormément. Il accompagne le développement du bébé, la croissance des tissus maternels, le placenta, l’augmentation du volume sanguin et la préparation du corps à l’accouchement. Les protéines participent à cette construction. Les besoins évoluent au fil de la grossesse, en particulier au deuxième et au troisième trimestre. Mais au quotidien, l’objectif n’est pas de tout compter. Le repère le plus simple est de veiller à avoir une source de protéines à chaque repas. Cela peut être des œufs, du poisson, de la viande, des produits laitiers, du tofu, des lentilles, des pois chiches, du quinoa, du houmous ou encore des graines. L’idée est de construire des repas qui nourrissent vraiment, surtout quand la fatigue augmente ou que l’appétit devient plus variable. Protéines en post-partum : un vrai levier de récupération Le post-partum est une période de récupération physique, émotionnelle et nerveuse. Après l’accouchement, ton corps a besoin de ressources pour réparer, cicatriser si besoin, soutenir les tissus, retrouver progressivement de la force et stabiliser ton énergie. Pourtant, c’est souvent à ce moment-là que l’alimentation devient la plus chaotique. Tu manges debout, tu sautes un repas, tu finis les restes froids, tu bois un café à la place d’un vrai petit-déjeuner, ou tu grignotes parce que tu n’as pas le temps de cuisiner. Dans ce contexte, les protéines sont un vrai soutien. Pas dans une logique de régime, mais dans une logique de récupération. Elles aident à composer des repas plus rassasiants, à limiter les fringales liées à la fatigue et à donner au corps de quoi se reconstruire après l’accouchement. Protéines et allaitement : pourquoi les besoins augmentent Quand tu allaites, ton corps produit du lait tous les jours. Même si c’est naturel, ce n’est pas gratuit pour l’organisme. L’allaitement augmente les besoins en énergie, en hydratation et en nutriments. Les protéines font partie de ces nutriments importants, surtout si tu as très faim, si tu te sens vidée après les tétées ou si tu as des fringales fréquentes. Là encore, le but n’est pas de manger parfaitement. Le but est de composer des journées suffisamment nourrissantes. Un bon repère consiste à associer des protéines, des féculents, des légumes et un bon gras dans les repas. Pour les collations, le combo qui marche bien est d’associer des glucides avec une source de protéines ou de bons gras. Par exemple, des dattes avec de la purée d’amande, du skyr avec du granola, une tartine avec un œuf, du houmous avec du pain, un porridge enrichi avec du yaourt ou des energy balls protéinées. Protéines, sport et récupération Les protéines sont aussi importantes si tu reprends le sport, si tu fais du renforcement musculaire, si tu cours, ou simplement si tu veux retrouver plus de tonus. Quand tu bouges, tes muscles travaillent. Pour progresser et récupérer, ton corps a besoin d’apports suffisants. Sans protéines, tu peux avoir l’impression de faire des efforts sans vraiment récupérer. Tu peux aussi ressentir plus de fatigue, plus de fringales ou une sensation de jambes lourdes. Le sport ne demande pas seulement de la motivation. Il demande du carburant. Et les protéines font partie de ce carburant. Protéines et ménopause : préserver la force et la masse musculaire Avec l’âge, et notamment autour de la ménopause, la masse musculaire a tendance à diminuer progressivement. C’est un phénomène naturel, mais il peut être ralenti grâce à deux leviers : le renforcement musculaire et une alimentation suffisamment riche en protéines. Préserver sa masse musculaire, ce n’est pas une question d’esthétique. C’est une question de force, de mobilité, d’équilibre, de métabolisme et d’autonomie. À cette période, les protéines deviennent donc encore plus importantes. Elles aident à maintenir la satiété, à préserver les muscles et à accompagner les changements du corps. Combien de protéines par jour pour une femme ? Les recommandations générales chez l’adulte tournent souvent autour de 0,8 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour. Cela correspond à un repère de base. Mais les besoins peuvent augmenter selon les périodes de vie et le contexte : grossesse, allaitement, sport, fatigue, récupération, ménopause, perte de masse musculaire ou alimentation végétarienne mal équilibrée. Pour une femme de 60 kg, le besoin de base se situe autour de 50 g de protéines par jour. Mais selon les situations, certaines femmes auront intérêt à viser davantage. Au quotidien, plutôt que de tout peser, le plus simple est de retenir cette règle : une source de protéines à chaque repas, et une collation qui cale si tu as faim entre les repas. Les meilleures sources de protéines animales Les protéines animales ont l’avantage d’être complètes, c’est-à-dire qu’elles contiennent tous les acides aminés essentiels. Les œufs sont une source très pratique. Ils sont économiques, rapides à préparer et faciles à intégrer dans un repas. Un œuf apporte environ 6 à 7 g de protéines. Tu peux les consommer en omelette, en œufs durs, sur une tartine, dans une soupe ou avec un bol de riz. Le poisson est aussi intéressant, notamment les poissons gras qui apportent en plus des oméga-3. Sardines, saumon, maquereau, cabillaud ou thon occasionnel peuvent facilement enrichir un repas. La viande apporte des protéines de qualité, et certaines viandes apportent aussi du fer. L’objectif n’est pas forcément d’en manger à tous les repas, mais de l’intégrer selon tes envies, tes besoins et ton mode alimentaire. Les produits laitiers riches en protéines sont très pratiques, surtout quand tu n’as pas le temps de cuisiner. Skyr, fromage blanc, yaourt grec ou faisselle peuvent facilement transformer un petit-déjeuner ou une collation trop légère en vrai moment nourrissant. Les meilleures sources de protéines végétales Les protéines végétales sont très intéressantes pour varier les repas et construire une alimentation plus végétale. Les légumineuses sont une excellente base. Lentilles, lentilles corail, pois chiches, haricots rouges, pois cassés ou haricots blancs apportent des protéines, des fibres, des minéraux et une bonne satiété. Le tofu et le tempeh sont également de bonnes options. Le tofu ferme est plus riche en protéines que le tofu soyeux, mais les deux peuvent avoir leur place. Le tofu fumé est très pratique dans une soupe, une poêlée ou un bol complet. Les céréales et pseudo-céréales comme le quinoa, le sarrasin, l’avoine, le petit épeautre ou le riz complet contribuent aussi aux apports. Elles ne suffisent pas toujours à elles seules, mais elles complètent très bien les légumineuses. Les graines et oléagineux, comme les graines de courge, les graines de chanvre, les amandes, les noix, les graines de chia, la purée d’amande ou le beurre de cacahuète, sont intéressants en complément. Ils améliorent la satiété, mais ne remplacent pas forcément une vraie source principale de protéines. Protéines végétales : faut-il associer céréales et légumineuses ? On entend souvent dire qu’il faut associer céréales et légumineuses. L’idée est simple : certaines protéines végétales sont moins complètes que les protéines animales. Les associer permet d’obtenir un meilleur équilibre en acides aminés. Les associations classiques sont le riz avec les lentilles, la semoule avec les pois chiches, le pain complet avec le houmous, le maïs avec les haricots rouges ou encore le petit épeautre avec les lentilles. Bonne nouvelle : tu n’es pas obligée de tout associer au même repas. L’équilibre peut se faire sur la journée, surtout si ton alimentation est variée. Comment ajouter plus de protéines sans se compliquer la vie ? Le premier levier est souvent le petit-déjeuner. C’est le repas le plus fréquemment pauvre en protéines. Si ton petit-déjeuner se résume à un café, des tartines confiture, des céréales sucrées ou un fruit seul, tu risques d’avoir faim rapidement. Tu peux simplement ajouter un œuf, du skyr, du fromage blanc, du yaourt grec, des graines, de la purée d’oléagineux ou du houmous sur une tartine. Un porridge peut aussi devenir plus protéiné si tu ajoutes du yaourt, des graines de chia, de la purée d’amande ou une portion de skyr à côté. Le deuxième levier est d’enrichir les soupes. Une soupe seule est souvent trop légère. Pour qu’elle cale mieux, tu peux ajouter des lentilles corail, des pois cassés, du tofu soyeux, un œuf, du fromage frais, des pois chiches mixés ou une tartine avec du houmous. Le troisième levier est de transformer les collations. Une collation uniquement sucrée peut donner un coup de boost rapide, puis une chute d’énergie. Une collation plus complète te permet de tenir plus longtemps. Tu peux par exemple associer des dattes avec des amandes, du skyr avec des fruits, une tartine avec du beurre de cacahuète, un œuf dur avec un fruit, du houmous avec du pain, ou encore des energy balls protéinées. Le quatrième levier est d’avoir toujours une option “sans cuisine” sous la main. En post-partum, en période de rush ou quand la fatigue est forte, tu ne peux pas dépendre uniquement de ta motivation. Quelques options simples à avoir chez toi : des œufs durs, du houmous, du skyr, des sardines, du tofu fumé, des lentilles en bocal, des pois chiches, du fromage, des noix ou des snacks protéinés de qualité. Exemple de journée simple avec plus de protéines Au petit-déjeuner, tu peux préparer un porridge avec des flocons d’avoine, du lait, des graines de chia, de la purée d’amande, puis ajouter du skyr ou du fromage blanc à côté. Au déjeuner, tu peux partir sur un dhal de lentilles corail avec du riz, des légumes cuits et un filet d’huile d’olive. En collation, tu peux prendre des dattes farcies à la purée d’amande avec quelques noix. Au dîner, tu peux miser sur une soupe de lentilles ou un curry de pois chiches, avec une tartine de pain complet et du fromage frais ou un œuf. Cette journée n’a rien de parfait ou de compliqué. Elle est simplement plus nourrissante, plus stable et plus rassasiante qu’une journée composée de café, biscuits, repas improvisés et grignotage. Et les protéines en poudre ? Les protéines en poudre peuvent être pratiques dans certaines situations. Elles peuvent aider si tu n’arrives pas à couvrir tes besoins, si tu as très peu de temps, si tu veux enrichir un porridge, un smoothie ou des energy balls, ou si tu es en période de sport ou de récupération. Mais elles ne sont pas obligatoires. Elles ne remplacent pas une alimentation variée et elles ne doivent pas devenir une solution automatique. Pendant la grossesse ou l’allaitement, il vaut mieux éviter de prendre n’importe quel complément au hasard. Si tu as un doute, demande un avis professionnel et privilégie une poudre simple, bien tolérée, sans mélange de plantes ou d’actifs inutiles. Le plus important reste toujours l’assiette du quotidien.
Apprendre encore plusSommeil de bébé : besoins par âge, rituels et conseils pour des nuits plus sereines
Sommeil de bébé : comprendre, apaiser… et sécuriser Le sommeil de bébé, c’est souvent le sujet qui fatigue le plus les parents : réveils nocturnes, siestes imprévisibles, “il s’endort au bras mais pas dans le lit”… Et en plus, tu entends mille conseils contradictoires. Dans cet article, tu vas trouver :- des repères réalistes sur combien dort un bébé selon son âge,- pourquoi les réveils sont normaux (surtout au début),- des routines simples qui aident vraiment,- et les règles essentielles du sommeil sécurisé. 1) Combien dort un bébé ? (repères par âge) Il y a une énorme variabilité : certains nouveau-nés dorment peu, d’autres beaucoup. C’est normal. Le NHS rappelle qu’un nouveau-né peut dormir “autour de 18h” sur 24h, avec des réveils fréquents pour se nourrir. Et au tout début, beaucoup de bébés ne dorment pas plus de 2–3h d’affilée car leur estomac est petit et ils ont besoin de téter/boire souvent. Repères très simples :0–3 mois : sommeil très morcelé, rythmes irréguliers, réveils fréquents (normal). 3–6 mois : certains bébés commencent à allonger les nuits (pas tous), les siestes se structurent un peu. Après 6 mois : le sommeil peut se consolider, mais il reste des phases de régressions (poussées, acquisitions, dents, séparations). Le bon indicateur n’est pas “fait-il ses nuits ?” mais plutôt : récupère-t-il globalement ? (humeur, prise de poids, éveil). 2) Pourquoi bébé se réveille autant la nuit ? Quelques raisons très fréquentes (et normales) :besoin de se nourrir (surtout les premiers mois) cycles de sommeil courts : bébé passe souvent en sommeil léger et se réveille plus facilementinconfort (couche, reflux, chaud/froid) besoin de proximité : le sommeil est aussi une compétence émotionnelle (pas juste “physique”) 3) Ce qui aide vraiment le sommeil de bébé (sans méthode extrême) Un rythme jour/nuit :- le jour : lumière, vie normale, interactions- la nuit : ambiance calme, lumière basse, peu de stimulationObjectif : aider bébé à différencier progressivement jour et nuit. Un rituel du coucher court (10–15 minutes) Toujours le même ordre, simple : change / turbulette, câlin / berceuse / petite phrase repère, au lit. Le rituel ne “force” pas le sommeil, mais il signale au cerveau : “on passe en mode dodo”. La régularité… mais souple Un coucher qui varie de 2h chaque soir perturbe souvent plus qu’on ne pense. Sans viser une heure militaire, vise une fourchette. La sieste compte Un bébé trop fatigué peut… dormir moins bien. L’enjeu, c’est de repérer ses signes :- bâillements, regard dans le vide- agitation soudaine, frottage des yeux- bébé “électrique” 4) Sommeil sécurisé : les règles non négociables Là, je suis très claire : ce sont des recommandations de santé publique. La position et l’environnement Toujours sur le dos, pour les siestes et la nuit Matelas ferme, surface plate Lit vide : pas d’oreiller, couette, couverture, tour de lit, peluches, cocon/cale-bébé Turbulette/gigoteuse adaptée Température de chambre autour de 18–20°C Où bébé dort ? - idéalement dans la chambre des parents jusqu’à 6 mois, mais dans son propre lit (pas dans le lit parental) - pas d’exposition à la fumée de tabac 5) Les “problèmes” les plus fréquents… et quoi faire “Il s’endort dans les bras mais se réveille dès que je le pose” - Normal au début. Tu peux tester :- poser d’abord les fesses, puis le dos, puis la tête- garder la main sur le ventre 30–60 sec- réduire la stimulation avant la pose (lumière/voix) “Il ne fait que des micro-siestes” Très fréquent avant 4–6 mois. Tu peux :- viser un endormissement plus tôt (bébé pas en sur-fatigue)- favoriser un environnement calme/assombri- accepter une partie des siestes “au contact” si ça vous sauve (tout en gardant le couchage sécurisé) “Réveils toutes les 45 minutes / 1h” Souvent lié à l’immaturité du sommeil + cycles courts + besoin de réassurance. Si ça persiste ou t’inquiète, un point avec le pédiatre/sage-femme peut aider (reflux, inconfort, etc.). 6) Quand demander un avis médical ? Contacte un pro si tu observes :- difficultés respiratoires, ronflements importants, pauses respiratoires- bébé très somnolent et difficile à réveiller, ou au contraire inconsolable en continu- souci d’alimentation/prise de poids- fièvre ou signes de maladie- reflux douloureux suspecté
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